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Musique

mai 2022

J’ai besoin de votre aide.
Je suis sur un projet de Podcast autour de la poésie.
Est-ce que dans votre vie, il y a un poème sur lequel vous revenez souvent ? Un texte qui vous tient à cœur littéralement.
Si oui lequel ? …

C’est ainsi que débutait un message de Thibaux sur le fediverse, qui est rapidement devenu un très partagé fil de références poétiques.

Je l’ai déroulé avec grand plaisir. J’ai retrouvé des poèmes dont il ne me restait que quelques bribes en mémoire. À une passante de Baudelaire, La Nuit d’Octobre de Musset, Le bateau ivre de Rimbaud, Clown de Michaux…

Et puis j’ai découvert La marche à l’amour de Gaston Miron, Les mains d’Elsa d’Aragon, L’ombre des anges d’Isaac Lerutan que je ne connaissais pas.

J’aime la poésie, tant à découvrir qu’à relire. Les lettres d’Albertine Sarrazin qui sont autant de poèmes, l’écriture de Thomas Vinau dans laquelle je pourrais me noyer… [1]

De fil en aiguille j’ai retrouvé ce poème de Théodore de Banville, « Le salut du tremplin » que j’avais appris en dernière année de primaire pour un concours de récitation. La petite larme de la « maîtresse » à la fin du poème est certainement mon plus beau souvenir scolaire, celui d’une révélation.
Je serai comédienne !

Je l’ai été un temps et c’est aussi probablement l’une des plus belles périodes de ma vie. Celle de la jeunesse, du tout est possible, celle qui m’a donné le goût des mots et du dire. Je ne dis plus en public mais je continue à lire à mi-voix les mots que je trouve trop beaux pour ne pas les goûter.

J’aime mâcher les mots, descendre la voix, la poser, respirer le texte. Pour moi seule, manière de me parler.

Je me suis aussi laissée en écrire ces dernières années.

Peu avant ce fil poétique, j’avais ouvert ici une nouvelle rubrique pour y déposer des textes courts. Je me suis accordé le droit à la poésie. Peu importe qu’elle soit mal fichue, malhabile, facile, sans maîtrise, j’y prends plaisir.

Je sais chantonner et jouer quelques notes mais je ne sais pas les écrire ; alors je griffonne des mots sur des carnets pour composer une petite musique qui ne résonne pas avec la réalité.
J’écris des images déformées, des sensations infimes, sans rien raconter, seulement ressentir. Un regard sur un objet, une photographie oubliée, une émotion, tout est prétexte à quelques lignes. Je les écris pour moi, après tout personne n’est obligé de les lire.
Je vais continuer je crois. Juste par gourmandise. J’ai de la réserve, je ne publierai pas tout, sans doute.

Parallèlement j’ai débuté une série de « Je préfère j’aime » avec un premier billet sur ce thème. Sorte d’« À propos », elle sera sans doute plus réelle et fidèle que tous les « Qui suis-je » que je pourrais triturer pour en faire une présentation à peu près réaliste de ma petite personne. Et puis l’on s’en fiche, après tout. Je veux juste écrire.

Ah, aussi, à ce sujet, il faudra que j’écrive l’écriture apprivoisée dans un prochain billet. Comment ça, je me répète ? Non, c’est du « teasing », ou une arlésienne… Qui sait ?

œuvre d'art contemporaine figurant avec du liquide et des néons orangé, une coulée de lave.


[1Il tient un blog, http://etc-iste.blogspot.com/, où il publie des textes des poèmes de lui ou parfois d’autres. J’en profite pour vous l’indiquer.